Saint-Amand-Montrond : la préfecture ordonne la fermeture du bar-tabac Le Celtique pour deux mois

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Nouveau coup dur pour les habitués du Celtique. Le bar-tabac-presse, situé au 14 rue de l’Écu à Saint-Amand-Montrond, est contraint de fermer temporairement ses portes. Par un arrêté préfectoral publié ce lundi 10 février, la préfecture du Cher a ordonné une fermeture administrative de deux mois, une mesure qui prend effet dès sa notification.

Une fermeture motivée par des troubles à l’ordre public

Dans son arrêté, la préfecture justifie cette décision par des faits survenus le 16 novembre 2024 « à proximité de l’établissement », qu’elle qualifie « d’atteintes à la sécurité ou à la tranquillité publique ». Selon les informations relayées par Le Berry Républicain, ce jour-là, les gendarmes ont été appelés pour intervenir auprès du gérant du Celtique, Jérémy Piot. L’homme, en état d’ivresse publique manifeste, se trouvait aux abords de son établissement alors que celui-ci était encore ouvert. Il avait été placé en cellule de dégrisement et avait écopé d’une contravention.


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Un établissement déjà sous surveillance

Ce n’est pas la première fois que le Celtique fait l’objet d’une fermeture administrative. Comme le rappelle la préfecture, l’incident du 16 novembre est survenu moins de cinq mois après une précédente sanction. L’établissement avait déjà été contraint de baisser le rideau du 27 juillet au 10 août 2024 pour des faits similaires de trouble à l’ordre public.

Un précédent incident avait eu lieu le 21 mai 2024, lorsque les gendarmes étaient intervenus en début de soirée après une altercation entre le patron et des clients. Placé en cellule de dégrisement, Jérémy Piot avait ensuite été placé en garde à vue avant d’être relâché par le parquet de Bourges, le temps des investigations.

Son passif judiciaire ne s’arrête pas là. En avril 2023, le gérant avait été condamné à une peine de 70 jours-amende à 10 euros, soit un total de 700 euros, pour « dénonciation mensongère entraînant des recherches inutiles, menace de crime et délit sur les gendarmes, et rébellion ». Selon les informations relayées par Le Berry Républicain, il lui était reproché d’avoir, alors qu’il était fortement alcoolisé, déclenché plusieurs alertes via son système de télésurveillance pour signaler un faux braquage, provoquant ainsi le déplacement des forces de l’ordre.


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