Après l’annonce de son annulation en raison de difficultés économiques, l’événement a pu être sauvé grâce à une aide financière d’un partenaire de l’évènement. Le centre commercial Avaricum, acteur majeur du commerce en centre-ville, a décidé de renforcer son soutien pour permettre la réalisation de la course, qui se tiendra le 21 juin prochain.
Des enjeux budgétaires
La descente infernale, qui attire chaque année entre 10 000 et 15 000 spectateurs le long de la rampe Marceau, marque traditionnellement le début de la saison estivale à Bourges. Toutefois, face à des enjeux budgétaires, la ville avait été contrainte d’annuler cette édition. La course, qui se déroule tous les deux ans, semblait donc menacée. Heureusement, le centre commercial Avaricum, dirigé par Arnaud Rozé et représenté par Julie Maridet, sa directrice, a réagi en augmentant sa participation à hauteur de 50 000 euros, contribuant ainsi à boucler un budget total de 80 000 euros. « Nous avons souhaité soutenir cet événement emblématique de Bourges, en renforçant notre engagement. C’est aussi une manière de mettre en avant Avaricum et de souligner notre rôle auprès des commerçants du centre-ville. » déclare Julie Maridet
Si la Ville de Bourges apportera son soutien logistique en mettant à disposition des agents municipaux, elle n’accordera pas de subvention directe cette année, contrairement à 2023, où 25 000 euros avaient été alloués. Ainsi, les organisateurs de la descente infernale auront désormais quatre mois pour finaliser la préparation de leurs caisses à savon, un délai relativement court. Conséquence : le nombre d’inscriptions sera probablement réduit. Patrick Sinault, de Signature Frissons, évoque cette situation dans les colonnes de Ici : « Bien sûr, l’annulation nous a déçus, mais nous avons trouvé une solution. Nous avons contacté nos participants les plus fidèles et, à part quelques absents, la majorité a répondu présent. On s’attend à une soixantaine de participants, contre 80 habituellement. »
Le temps contraint pour l’organisation et la préparation des caisses à savon laisse toutefois un goût amer, notamment pour les écoles et associations, qui ne pourront pas proposer de programmes pédagogiques ou d’animations comme à l’accoutumée. Mais pour Patrick Sinault, ce n’est qu’un petit compromis à faire : « Les particuliers auront plus de flexibilité et pourront créer leur caisse à savon rapidement. Nous réfléchissons également à l’idée de proposer trois descentes par équipage, au lieu de deux, afin d’offrir un spectacle de qualité. »
Avec ce soutien retrouvé et un événement qui se profile à l’horizon, la descente infernale de Bourges devrait, malgré les contraintes, rester un moment incontournable de l’été berruyer.